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Tracer une route vers un futur en 4K

Publié le 12/07/2017

Malcom Robinson, directeur de l'exploitation chez le fournisseur de solutions Broadcast VIDELIO-Media partage ses vues avec le magazine Digital Studio sur l'état des technologies IP et 4K en Europe

Digital Studio (DS) : où en sommes-nous actuellement avec la 4K ?
Est-ce une solution fonctionnelle au Royaume-Uni ?

La captation d'images à partir de caméras natives 4K qu'elles soient de fabrication Grass Valley, Sony ou autre est fonctionnelle pour les productions en direct et la diffusion antenne est une réalité pour des chaînes comme SKY et BT Sports. Il existe encore des solutions intermédiaires au niveau de la production en direct avec des considérations concernant l'élément PDS où certain utilisateurs enregistrent en 50P au lieu de la pleine définition 4K, mais c'est la décision du client final et il existe aussi un choix d'options dans la 4K. Nous travaillons en étroite collaboration avec les clients pour rendre la technologie 4K aussi facile que possible tant au point de vue de l'intégration des équipements que de l'exploitatation au quotidien.

  

DS : Est ce que l'évolution progresse à la vitesse que vous anticipiez il y a un an ou deux et quelle est l'importance de la technologie IP ?

Oui, et probablement un peu plus rapidement. Je pense que la partie IP du 4K dans notre industrie décrit comment nous évoluons vers un format plus facile pour transférer des contenus entre systèmes. Evidemment, c'est une évolution de l'IP. Nous avons été parmi les tous premiers prestataires avec Grass Valley et Arena à faire du 4K en IP. VIDELIO a déjà livré du 4K sous IP pour quelques projets Européens. Nous avons travaillé sur deux cars de production pour Arena TV en Grande-Bretagne, dans les deux cas avec des équipements Grass Valley, des systèmes de commande VSN et des consoles audio CalRec. Un troisième car est en cours de construction cette année, prévu pour une livraison en août 2017. Nous avons aussi construit un complexe de studios pour Canal Plus à Paris. Ce furent des projets révolutionnaires utilisant à la fois la 4K et l'IP.

DS : à quels genres de défis avez vous été confrontés dans ces projets ? 

Tout changement de format entraîne des difficultés de démarrage. Obtenir d'entreprises différentes qu'elles se parlent au niveau technique est un obstacle, mais nous y sommes parvenus et les équipements fonctionnent. Lorsque l'on change de technologie, il y a toujours des obstacles imprévus auxquels personne n'avait pensé, mais dans toutes les entreprises concernées par le projet Arena soit Cisco, Grass Valley, VSN, nous-mêmes et le client, il y a eu une attitude de collaboration constructive pour résoudre les problèmes techniques en un minimum de temps. Avec l'expérience acquise, nous avons maintenant totalement confiance à conseiller une solution IP à nos clients.

DS : D'une manière générale, quels sont les défis principaux pour mettre en service une solution 4K ?

Votre attention doit se porter sur la bande passante. Evidemment la 4K génère un grand volume de données. La 4K fonctionne actuellement avec un canal de 10 Gb/sec utilisant de la compression. Tous les paramètres rentrent en ligne de compte, il ne s'agit pas uniquement de produire un signal vidéo, mais par exemple, que voulez vous faire avec le son ?
Au niveau des équipements, nous essayons de rendre le système aussi simple que possible. Du point de vue du fonctionnement, un ensemble 4K doit être aussi facile à exploiter qu'un système HD classique, c'est comme cela que nous concevons nos systèmes. Notre but est de rendre la migration HD vers 4K aussi simple que possible. Vu sous les aspects production et exploitation, ce sont juste des images de meilleures qualité et vous avez toujours besoin d'avoir les mêmes fonctionnalités, donc c'est réellement cela que nous incorporons dans la conception d'ensemble. Une question majeure, invariablement soulevée par les futures équipes d'exploitation est : "De quels outils disposerons-nous pour vérifier les équipements ?" parce qu'ils ont l'habitude de travailler avec un moniteur vidéo. Avec l'IP, vous devez réellement apprendre un nouveau langage d'exploitation, vous aurez besoin d'outils différents et de vous habituer à de nouvelles procédures de travail 

 

DS : Combien de temps avant que la 4K devienne d'un usage courant en production/exploitation ?

C'est la question en or ! Mon avis est : observons comment la HD a été adoptée et le fait que si vous pouvez produire en 4K et archiver en 4K, de toute façon vous aurez une meilleure image HD. Les caméras 4K deviennent plus abordables et le choix s'élargit. Les diffuseurs qui ne sont pas encore prêts pour la 4K mais sont en train de faire évoluer leurs systèmes doivent savoir que l'on peut installer des équipements prêts pour la 4K ("4K Ready") et continuer à produire en HD jusqu'au moment décidé de passer en 4K. En général il s'agit d'une simple mise à jour logicielle. Vous aurez aussi de meilleures images en captant en 4K puis en faisant une conversion 4K/HD par rapport à un tournage en HD standard.

DS : Quelle est votre opinion concernant les initiatives de normalisation du 4K ?

Nous sommes réellement dépendant des constructeurs et de leurs stratégies. J'ai mon opinion personnelle sur les groupes de travail concernant les normes et sur le temps qu'ils mettent pour prendre des décisions et je pense parfois que les fabricants ont à cœur de fournir le plus vite possible ce que l'industrie réclame, nonobstant les normes. Il est toutefois important qu'il y ait des initiatives de normalisation en cours, je me demande parfois si cela va se terminer avec cinq ou six normes différentes comme c'est déjà arrivé dans le passé. Ce seraît formidable si tout le monde pouvait se mettre d'accord sur une norme mondiale et que tous l'adoptent.

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